Méridiens Shiatsu : tout ce qu’il faut savoir

L’expression de la médecine n’est pas toujours la même d’une culture ou d’une civilisation à une autre. Parmi les différentes thérapeutiques qui existent, le shiatsu fait partie de celles qui sont parfois qualifiées de médecine alternative et complémentaire. Le shiatsu est une forme de massothérapie qui tire son inspiration de la Médecine traditionnelle chinoise. On lui reconnaît cependant une origine japonaise. Dans sa conception, cette technique s’appuie sur la présence des canaux de vie appelés méridiens shiatsu pour soigner le corps humain. Découvrez plus en détail cette thérapie et son fonctionnement.

Les méridiens shiatsu : qu’est-ce que c’est ?

Méridiens ShiatsuIndissociables du shiatsu, les méridiens (Keiraku en japonais) représentent les lignes ou les canaux de vie par lesquels transite l’énergie vitale qui circule dans le corps. Appelée Ki, cette énergie est essentielle pour assurer la santé de l’individu à condition que son flux ne soit pas perturbé. À l’École de shiatsu des Bouches-du-Rhône, on en apprend davantage sur le fonctionnement du Ki et ses interactions avec le corps humain.

La présence de l’énergie vitale obéit à un principe d’équilibre qui ne doit pas être rompu. Agir sur les méridiens de shiatsu sert donc à réguler de façon continue la circulation du Ki pour éviter toute pénurie et tout excès. La détection du réseau des méridiens n’est possible qu’au travers du toucher qui demeure l’unique sens à même d’en relever la présence. Le corps tout entier est parcouru par le système des méridiens aussi bien dans le sens horizontal que vertical. Ce réseau complexe se rejoint sur certains points, notamment les pieds, le ventre, les mains, la poitrine et le visage.

On compte principalement 12 méridiens de shiatsu qui font partie des 5 éléments : bois, feu, terre, eau et métal. Conformément à la dynamique de la Médecine traditionnelle chinoise, les méridiens interagissent avec des mouvements entre le Yin et le Yang. 6 des 12 méridiens appartiennent au Yin et sont liés à des organes comme le cœur, les poumons, le fois, l’ensemble pancréas et rate, les reins et le Maître cœur. Le reste correspond au Yang et aux viscères : intestin grêle, estomac, gros intestin, vésicule biliaire, vessie et triple réchauffeur. Visitez le site Astuce Santé pour découvrir des sujets passionnants sur la médecine et le bien-être.

Les méridiens shiatsu, une organisation complexe et délicate

Pour comprendre la thérapeutique des méridiens shiatsu, il faut s’intéresser un peu plus à leur organisation et à leur connexion. En effet, chaque méridien assure une fonction particulière et est associé à un autre méridien. Le méridien du cœur est par exemple solidaire de celui de l’intestin grêle. Si le cœur subit des désordres d’ordre énergétique, les manifestations sur le plan pathologiques peuvent se traduire par une hypersensibilité, des troubles du sommeil ou des troubles de l’attention.

Le flux énergétique des méridiens shiatsu connaît à un moment de la journée un pic, ce qui, en fonction de l’organe ou du viscère concerné, est susceptible d’exacerber l’expression de certaines pathologies. En se basant sur les principes du shiatsu, les maladies, qu’elles soient d’ordre physique ou psychologique sont la conséquence d’un déséquilibre énergétique qu’il convient de compenser. Le déroulé ou la recette d’un traitement ne sont toutefois pas les mêmes d’un patient à un autre, chaque individu étant différent. Le recours au shiatsu n’est pas uniquement curatif, il est aussi préventif.

Lors des séances, le praticien réalise un massage en insistant sur des points vitaux ou Tsubos localisés près des lignes des méridiens shiatsu. On compte au total 354 Tsubos dont la sensibilité est affectée par la qualité de circulation du flux énergétique. Pour stimuler les points vitaux, le praticien peut s’aider de ses doigts, de ses paumes, de ses genoux, de ses poings ou de ses coudes. Il arrive aussi qu’il procède par des pétrissages, des étirements ou des frictions. Le mode opératoire est fonction de la pathologie ou de l’état du patient.